Le vieux Mac Culloush paraissait plus vieux de vingt ans dans la diligence qui le ramenais de Dallas. Servire le Père, le fils et le Saint Esprit n'étais certes pas une sinécure dans ce pays d'âmes perdues. De fils de putes oui! Songea t-il en regardant vaguement le conducteur de sa diligence, un affreux petit bonhomme qui prennait plaisir à fouetter ses bêtes. Il l'avait surpris à mettre des clous dans la paille des chevaux qui piaillaient en se blessant la bouche, ce qui le faisait se tordre de rire. Il se remémorait le proces du banquier Purcell Davies.
Jack lui avait apporter l'or trouvé sous la tombe de R. Edemption. Or provenant de trafiques en tout genre: racquet, gains à la suite d'investissements peu respecteux des loies en vigueurs, de ses plantations où les esclaves vivaient dans les pires conditions, de la prostitution mais aussi or de la dernière arnaque à l'assurance après le précédent faux braquage de sa propre banque. C'est donc l'assureur que Mac Culloush avait contacté qui deposa plainte auprès de la justice de Dallas. Il aurait voulu que la population lance une accusation de racquet, il aurait alors fallu mener une enquête aprofondi sur les activité de Davies, et plusieurs têtes seraient tombées avec lui. Mais la populace avait été trop lache pour s'attaquer directement à l'homme qui tenait les renes de la ville. Tous des âmes perdues, soit par leurs actes, soit par leur lacheté.
Le proces eu donc lieu mais sans Davies.Trois hommes de Dallas étaient parti à (nom de la ville) où ils avaient cherché Davies dans sa banque et à son domicile sans bien sur le trouver. Et bien sur personne ne l'avait vu ni ne savait où le trouver. Ils trouvèrent méanmoins que les repas de l'auberge étaient à leur goût et y passèrent cinq jours, le temps de justifier leur salaire.
Le proces se passa sans surprise, Davies fut condanné pour extortion de fond, il échoua de deux ans de prisons, perdit le droit de s'immiscer dans les affaires pubiques, et de gérer un étabissement banquaire. Ce qui ne le gênerait pas outre mesure, sachant bien que personne ne viendrait lui chercher querelle dans son district et qu'il continuerais à gerer ses affaires en coulisse! Ce qui le foutrait vraiment en rogne c'est que l'or qui servait de pièce à conviction avait été partagé d'un commun accord entre l'assureur en dédomagement et la justice pour ses frais!
Mac Culloush cracha par terre. Même Marie Madeleine dans ses périodes les plus déguelasses a eu plus de moeurs que notre justice! Du moment que ces rats s'en fouttent plein la bourse peu leur importe que les provinces du Sud crêve sous le joug de petits napoléons de carnavale! Après tout du moment que les drapeaux étoilés s'étendent toujours un peu plus bas vers le Sud et qu' un peu d'or remonte toujours vers le nord pourquoi s'inquiéter de ceux qui vivent la-bas? Les cafards grouants de notre pauvre pays vont-ils un jour comprendre qu'ils sont tous frères, étant tous les fils des mêmes putes, tous sortis de la même porcerie, tous nourri au pue de la même mamelle? Finiront-ils finir par s'aimer les uns les autres nom de Dieu!
Certains soirs Mac Culloush détestait tous les hommes sans distinction, et priait Dieu qu'il envoya à nouveau son fils faire le cul à tous ces enfoirés. Jack n'échappait pas à la règle et plus qu'un autre il méritait de se faire reluire l'ognion. Cependant parmis la racaille il y avait les fils de putes: ceux qui foulaient au pied la dignité des lâches, qui eux se laissaient faire trop content qu'on épargne leurs misérables existences. Jack lui ne plombait que les pires saloperies, du moins ceux que sa bétise lui montrait comme tel. C'est pour ça qu'il était utile, et c'est pour ca qu'il fallait le guider. Mac Culloush esquissa un sourire de loup, le premier depuis son départ pour Dallas! Maintenant que Davies avait perdu sur un tableau il allait reporter toute sa haine sur celui qui marchait sur ses plats de bandes. Ce serait lui ou Jack, et le révérent ne doutait pas que Dieu dans son infinie sagesse sache diriger les balles.
Auteur: Adrien H
Je reprendrais le texte plus tard car il est un peu sec, cependant son contenu ne changera pas.
Raz j'avais pas de correcteur orthographique, ca doit etre une catastrophe, tu peux voir ca??
Au coin du feu Jack et Johnny
ne parlaient pas. Ils savaient que cette fois ils avaient franchi un cap en tuant un shérif. Certes cette étoile percée avait accepté tant de pots-de-vin que même en en buvant le vin il aurait
fait fortune en vendant les pots. En outre (qu'il était) il était trempé jusqu'aux os dans la farce dont Jack pourrait bien être le dindon. Mais ils l'avaient tué et ce que les autorités en
retiendraient c'était qu'il était le shérif. Jack n'avait pas touché à sa gamelle, amer, Johnny, plus philosophe ou moins alerte avait quant à lui englouti ses haricots. Du bout des doigts Johnny
frappait machinalement sur sa boîte de conserve. Jack l'écoutait. Il se mit à son tour à tapoter sa boîte. Il sourit. Johnny avait cueilli une herbe longue et fine et, pincée entre ses deux
pouces, il la fit vibrer de son souffle puissant.
La loupiote vacillait. Un clair-obscur digne d’un Caravage à son apogée pointait
son nez à chaque pénible mouvement. Tendue à bout de bras, la flamme tremblait sous le souffle rauque de Jack. Se traînant comme un bourgeois abattu par une bouteille de whisky pur malt, plus pur
que Malte, dans ce souterrain bourbeux, le cow-boy perdit sa fière allure après le troisième embranchement. Une brève halte pour consulter le plan et respirer une bonne bouffée de fumée noire qui
se dégageait de la lampe à huile, Jack se maudit d’être aussi pleutre.
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