Il s'agit d'un écrire un roman de type western à plusieurs intégrant des ellipses entre chaque écrivain.
Comme nous serons plusieurs à écrire, il convient de garder une certaine retenue pour ne pas faire partir l'histoire dans n'importe quelle direction et en même temps à ne pas faire du
sur-place. Si possible, malgré les ellipses, on doit pouvoir comprendre parfaitement l'histoire.
Si je devais donner quelques caractéristiques de ce genre de roman, je dirais dans le désordre :
O Des personnages assez stéréotypés, décrits systématiquement, sans que leurs physiques ne servent à rien. Ils doivent avoir un rôle dans l'histoire ou servir
à caractériser un lieu (Suzy la salope dans un tapin ; le Juge Weston dans le restaurant chic...). On peut aussi les associer à un accessoire transformable (le médaillon-carte au trésor, le
pistolet-relique, la Bible-cache à bouteilles...) ou pas.
O Il va sans dire que le héros ne commet pas d'acte répréhensible, même si, à défaut d'être un saint, il peut se contenter d'être un "brave type". Il ne tire pas dans le dos,
ne boit pas trop (juste ce qu'il faut pour être viril ou pour être admis au sein d'un gang qu'il infiltre). D'après les titres, les femmes à fort caractère sont tolérées, mais elle doivent rester
des femmes. Si elle se servent d'un fusil, c'est qu'il s'agit soit de femmes fatales, qu'on aime mais qu'il faudrait tuer, ou des personnages comiques et à qui on refuse la féminité, genre
l'obèse de cinquante ans qui jure encore plus que Doug Buningham, le conducteur de diligence, mais qui aime les fleurs. les situations, lorsqu'elle sont improbables ne doivent pas déboucher sur
quelque chose d'extraordinaire. Si Billy McLush recroise dans un endroit improbabe un personnage clé, celui-là ne lui donnera qu'un indice de second ordre, genre l'adresse d'un type qui connait
un type et non pas l'emplacement de la cache du trésor.
Je n'insiste pas, vous avez tous lu un Lucky Luck.
O Quant à l'écriture, en plus des adjectifs convenus (le nez mutin, les lèvres charnues et le regard langoureux, la délicieuse cigarette après le repas plantureux,
la route qui cahote et la droite impressionante...), je pense que désigner un personnage par un "il" ou un "elle" qui pourrait être ambigu dans un récit moins stéréotypé peut être intéressant.
N'hésitez pas toutefois de temps en temps à utiliser le mot rare. Dans Un Shérif impassible, on parle à un moment d'improbables "éperons qui tintinabulent". De même, un peu de couleur
locale n'a jamais fait de mal à personne. Un petit pueblo par-ci, un bon vieux riffle ici, sont du meilleur effet. De préférence en italique, pour faire comprendre que c'est en
anglais dans le texte. Si quelqu'un s'y connait en races de chevaux, c'est très bien.
Voili, voilou. Si vous voulez faire passer, ne vous gênez pas. Evitez peut-être d'écrire deux textes à la suite, mais si vous êtes inspirés, n'attendez pas que cinq personnes aient écrit. Enfin,
dernier point, pour des raisons de joliesses et aussi pour le jeu sur le décalage possible, illustrez, si possible, chacun de vos textes d'une image.
Si vous avez quelque chose à ajouter, n'hésitez pas.
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