Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Rechercher

Dimanche 8 mars 2009


Un des frères O'hara, Bobby, alla rejoindre ses ayeux au paradis des malfrats ratés. Jack avait toujours su viser.
˵ Il y a encore deux O'hara de trop ˶ grommela-t-il en se réfugiant derrière une table. Son entrée foudroyante avait laissé ses adversaires pétrifiés. Il continua à presser la gâchette, plus pour laisser à Johnny le temps de se mettre à couvert que pour remplir son tableau de chasse déjà bien fourni en chacals de toutes sortes. Peu après, ils étaient épaule contre épaule, essayant de jauger la situation plus rapidement que leurs adversaires dans cette lutte à mort.
˵ -Je ne te savais pas aussi populaire, Jack. Huit personnes pour quelqu'un qui est dans la ville depuis une semaine, c'est émouvant. Je n'avais pas vu une telle foule depuis mon troisième mariage.
- Tu es devenu aveugle Johnny : ils étaient onze et maintenant, ils ne sont plus que dix. Tu n'as pas vu les trois derrière le comptoir. Ton troisième mariage, c'était avec la Mexicaine qui n'avait pas de dents ?
- Non, elle, je ne l'ai épousée sous un faux nom, je ne la compte pas. Tu as un plan, Jack ?
- Tu entends ce bruit, Johny ? Ca ressemble à un bruit de braguette, mais c'est la mèche d'un bâton de dynamite que le regretté Bobby O'hara avait placé sur le coffre-fort. Le premier qui fait semblant de vouloir l'éteindre prend un somnifère en plomb. Ils le savent. Ces apprentis out-laws ont réussi à être encerclés à onze contre deux. Ils sont coincés entre nous et maman dynamite. Le plan, c'est d'attendre que la symphonie posthume de Bobby soit achevée. A ce moment, on liquide ceux qui font une bêtise et on disparait, suffisamment vite pour que ce balourd de shériff Littlebone ne nous attrape pas, mais pas trop pour qu'il cueille quelques unes de ces fleurs des champs. Tu sais, Johnny, tu n'es pas obligé d'épouser toutes les filles que tu ....
La fin de la réplique de Jacck et la réponse de Johnny furent couvertes par une explosion fracassante. Les murs de la banque semblèrent un moment sur le point de s'effondrer. Une fumée noire envahit les lieux. Pendant quelques secondes, il fut impossible de distinguer quoi que ce soit. Un chapeau ensanglanté et à demi brûlé vint rouler aux pieds des deux cow-boys.
˵ - Va finir de brûler en enfer, Bruce. Tu pourras y expliquer à ton frère comment on dose les explosifs et lui dire que le troisième O'hara vous rejoint bientôt˶ énonca sentencieusement Jack.
C'est un coup de feu de Johnny qui lui répondit. Un des malfrats, réfugié derrière le comptoir avait tenté une sortie désespérée et venait de passer dans sa ligne de mire. Il s'en suivit un silence lourd de menace. La banque était petite. Le hall d'entrée avec quelques tables où étaient les deux acolytes. Plus loin, un comptoir derrière lequel les voyous avaient pris la place des autres voyous qui y œuvraient en journée. Enfin, derrière, un bureau du directeur où se trouvait le coffre-fort. La paroi qui séparait cette pièce du hall était maintenant éventrée par l'explosion et les débris de la porte jonchaient le sol. Jack jeta un oeil derrière sa table et put voir dans le bureau une horrible peinture à l'huile que Miss Pidgetown avait réalisé pour une oeuvre de charité et que la banque avait achetée. Davies avait une conception douteuse du mécénat. L'oeuvre venait de tomber du mur et n'avait que trop peu souffert de l'explosion. On pouvait malheureusement encore y reconnaître une nature morte aux fleurs très vaguement inspirée de l'école flamande. Mais pas le moindre signe de la présence d'une bande de truands armés de l'éperon au stetson.
˵ - Il se trame quelque chose de louche. Normalement, ils devraient grouiller par ici, tels un essaim de moustiques attirés par l'odeur d'aisselle de feu Maughton. Dans moins d'une minute, on a intérêt à être loin d'ici si on ne veut pas tuer un marshall.
- J'ai peut-être une explication, Jack. La bonne femme de Samuel Colt n'est pas douée en dessin, mais le sous-terrain existe et c'est par là que ces rats ont pris la fuite.
- Ou bien ils bluffent et espèrent qu'on aille les chercher.

On commençait à entendre des bruits dans la rue. L'explosion avait attiré les chalands et Jack pouvait déjà imaginer les sadiques du coin qui ne cherchaient qu'une occasion de se servir de leur dernière pièce de collection tirer dans le dos à trente contre un avec la bénédiction de la justice. La Justice elle-même, sous l'apparence peu flatteuse de ce gros tas de Littlebone, serait bientôt là. Il fallait prendre une décision sans plus tarder : soit tenter une sortie pendant qu'il en était encore temps et se comtenter de cette victoire temporaire, soit se lancer à la poursuite de Purcell Davies et de toute sa bande dans un hypothétique sous-terrain qui pouvait être le pire des traquenards s'il existait et la voie royale pour la potence s'il n'existait pas.

Auteur : Emmanuel H.
Par La Revue Moutarde - Publié dans : Cactus Jack sort ses colts
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

voila ce que c'est d'écrire saoul. et ne compte pas sur moi pour corriger
a part ça chapeau

J.P.
Commentaire n°1 posté par Jean-Paul Sartre le 12/03/2009 à 18h45
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus